Témoignage
De la fuite à la formation professionnelle
Lorsque Norullah Nazari s’est réfugié en Suisse, il était clair qu’il voulait trouver une place d’apprentissage. Avec une motivation sans fin et le soutien de la CRS, après 20 stages d’orientation, il obtient une réponse positive.
Norullah Nazari travaille déjà à l’âge de 9 ans. Il doit le faire, sinon, sa famille en Afghanistan n’a rien à manger. A l’âge de 19 ans, il fuit vers la Suisse via la Turquie et la Grèce. Il est clair pour lui qu’il veut travailler le plus rapidement possible.
Norullah Nazari vit avec sa mère depuis trois ans à Bienne. Il suit une année scolaire de préparation professionnelle, des cours de suisse allemand et rencontre régulièrement son job coach de la CRS Canton de Berne. En outre, il s’occupe de sa mère malade et travaille dans une station-service. Le contact avec les gens lui fait du bien. Il parle désormais couramment le dialecte bernois.
Abandonner n’est pas une option
Sur le chemin de l’apprentissage, il est accompagné par le job coach de la CRS. Il le soutient dans la recherche et sert de médiateur entre Norullah Nazari, jeune homme motivé, et les entreprises qui recherchent des apprentis prêts à travailler. Peintre, menuisier, logisticien, maçon: parfois, Norullah Nazari se lève à 4h00, entreprend un trajet de deux heures et se
voit rejeter à nouveau après l’apprentissage à l’essai. Mais il n’abandonne pas.
Après 20 stages d’orientation, début août 2023, Norullah Nazari commence son apprentissage d’aide en sanitaire chez Badertscher + Co à Berne. Il apprécie que ses collègues l’aident et lui apprennent chaque jour quelque chose de nouveau.
Grâce à cette perspective de carrière, Norullah Nazari a retrouvé le courage et une nouvelle motivation pour son avenir. Il poursuit déjà son prochain rêve: devenir acteur. Depuis octobre, il répète une fois par semaine avec la Junge Bühne Bern.